Le marché de l’e-publicité en France regroupe toutes les techniques de publicité en ligne. Elle comprend par exemple le Display, qui consiste à insérer des messages publicitaires dans des sites supports, ou le Search, utilisé pour apparaître en tête des moteurs de recherche. La publicité digitale c’est aussi l’affiliation, l’Emailing, le Remarketing, la vidéo et autant de supports dont on entend de plus en plus parler. Mais quelles sont les tendances du marché de l’e-publicité en France ? 

Le digital : deuxième média en France 

Le 29 janvier dernier, l’Observatoire de l’e-pub du SRI (Syndicat des Régies Internet) en collaboration avec le PwC, réseau d’entreprises américain spécialisé dans des missions d’audit, d’expertise comptable et de conseil, publiaient les résultats de l’étude portée sur le marché de l’e-publicité en France.

Le rapport présente des résultats plutôt encourageants : les dépenses en e-publicité ont progressé de 4% en 2014, ce qui représente un chiffre d’affaires qui avoisine les 3 milliards d’euros. Ces dépenses équivalent à 25% des investissements média et dépassent pour la première fois les dépenses effectuées pour la presse (24%), ce qui place le digital juste après la TV (27%).

Parmi ces investissements, deux outils se démarquent : le Search qui représente 59% du marché de l’e-publicité avec 1745 millions d’euros dépensés en France et le Display qui figure à la deuxième place avec 27% et 813 millions d’euros déboursés.

On note également la forte progression du format Vidéo (+65%), du Programmatique (+66%) et des investissements Mobile (+80%). A l’inverse, l’Affiliation et l’Emailing connaissent une faible décroissance avec des taux s’affichant respectivement à -5 et -3%.

Le retard de la France

Cette étude dévoile toutefois le retard des français par rapport à d’autres pays comme le Royaume-Uni qui dédie 35% de ses investissements au digital, l’Allemagne (30%) ou même l’Italie (26%).

Ce décalage s’explique selon Arthur MILLET, président du SRI, par la frilosité des annonceurs français : « Les annonceurs testent les innovations sans toutefois trop s’engager en termes de moyens ».

Par ailleurs, le cabinet de conseil Roland Berger, en collaboration avec l’association Cap Digital, qui regroupe les professionnels français du numérique, ont réalisé l’année dernière une étude auprès de 500 entreprises françaises de plus de 50 salariés, tous secteurs confondus. Celle-ci a révélé les principaux freins des français à la transformation digitale : sur 500 entreprises sondées, 62% d’entre elles affirment que le coût est la principale barrière, 52% déclarent vouloir « résister au changement » et enfin 40% estiment qu’ils n’ont pas assez de compétences et de formations.

Pourtant, cette étude n’a pas manqué de prouver que les entreprises les plus matures dans leur mutation digitale, ont une croissance six fois plus élevée que les entreprises les plus en retard.

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